Gilbert Petit
mai 21, 2008
Ses oeuvres sont majoritairement visibles sur les murs de la ville de Bagnolet (93). Contrairement à la majorité des graffeurs, il a choisi comme signature son nom de famille dans le but de se faire identifier, ou « d’exister en tant qu’individu ». Ainsi, il est beaucoup plus probable qu’une personne ayant identifiée son
travail le retrouve. Dès le début de sa carrière, Gilbert s’est intéressé au logo, parce qu’il écrivait mal, dit-il. Ainsi, il s’est approprié un chien logotypé qui est encore présent dans tous ses graffitis. C’est devenu, pour lui, un geste mécanique. Il joue avec lecontexte, là où l’emplacement de l’oeuvre prendra tous son sens sur le mur. Pour cela, il entreprend des repérages préalables des lieux afin de trouver celui qui accueillera le mieux son graffiti. Il identifie tout d’abord un espace, un mur, une affiche, un abribus, puis il va jouer avec le support et son contexte. Cela va donner un petit chien en bas du mur pour capter le regard du passant ou encore un chien qui répond à une publicité. Il pense que la rue est à tout le monde, et pour cette raison, cherche à entrer en dialogue avec la ville au travers de son graffiti.
