L’homme blanc

mai 21, 2008

 Le 16 janvier 1983,Jérôme Mesnager a inventé l’Homme en blanc qui recouvre maintenant les murs de Ménilmontant et de Belleville. Muni d’un pinceau, Mesnager « badigeonne » Paris en un rien de temps. L’homme blanc se multiplie dans les rues de Paris et ne tarde pas à se faire remarquer par la plupart des parisiens. À un endroit précis, la silhouette blanche de Mesnager regarde vers le ciel, à un autre elle est endormie. Elle dort, elle travaille, elle voyage. En un mot, elle vit. Le personnage de Mesnager n’est autre qu’un symbole d’humanité, sur des surfaces désertes et inanimées. Le passant peut alors suivre les traces de son personnage : où se promène-t-il ? que fait-il ? Qu’il s’agisse du Bonhomme blanc ou de l’Homme Noir de Némo, ces personnages deviennent alors les habitants de ces murs, de la ville, fait ainsi partie de l’environnement du passant qui les côtoie quotidiennement. Par leur présence, ils redonnent de la vie à ces murs et friches abandonnés que plus personne ne regarde. Jérôme Mesnager déambule dans les rues, de jour comme de nuit, afin de comprendre la composition de l’espace, son sens, les rythmes et les couleurs. Ainsi l’artiste souhaite découvrir les endroits cachés, secrets, les souvenirs qui hantent les lieux, leur potentiel suggestif, poétique et symbolique : découvrir ce qui ne se voit pas, ce qui ne se voit plus.

 

Une réponse vers “L’homme blanc”

  1. yorikwnent a dit

    Regarde aussi Miss Tic, je n’ai pas vu cette reference en parcourant le blog.

    Yorik

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