Malte Martin

mai 21, 2008

Vit et travaille à Paris. Graphiste et plasticien, il anime un atelier graphique qui explore tous les domaines de la création contemporaine : théâtre, danse, musique, cinéma. Ses influences sont multiples. Il débute son parcours par une formation «Bauhaus», à Paris, avant d’intégrer les Beaux-Arts et entrer dans l’atelier Grapus. Aujourd’hui, il poursuit son voyage dans le monde visuel avec son atelier graphique et Agrafmobile. Il a réalisé des créations pour le Centre Georges Pompidou, le Théâtre de la Commune, le Théâtre 71 Malakoff, l’Ensemble 2e2m, la Fondation Royaumont, le Festival art et essai d’Aubervilliers, la Triennale de Milan, Amnesty International, le Théâtre de l’Athénée, etc.

Malte Martin essaye de transmettre une certaine fraicheur, de la spontaneité. Il utilise la photo et les mots pour évoquer les émotions. Il est très attentif à l’émotion du regard crée par ses instalations.

 

Quelques projets de Malte Martin

Onzes délires:  Le projet Onze Délires ! a été développé dans le 11ème arrondissement de Paris à l’occasion de Lire en fête en 2003 et 2004 par Malte Martin avec son association Agrafmobile. Avec ce projet, l’artiste propose un envahissement poétique de la ville, et ce dans les moindres recoins urbains ou quotidiens : « ce réinvestissement des espaces publics par les mots est une tentative de lire la ville autrement, de retrouver une sorte d’agora poétique où les murs restituent des textes qu’ils ont inspirés ». À partir de onze textes historiques et contemporains sur le territoire, Malte Martin a créé onze délires graphiques en mettant en scène des supports très variés : papiers d’emballages, posters, journaux, etc. La compagnie de spectacle vivant Les Souffleurs a également été intégrée au projet. Vêtus de noirs et dôtés d’un parapluie ainsi que d’un grand tube, les acteurs de la compagnie soufflaient des poèmes dans l’oreille des passants. Malte Martin a ainsi envahi l’espace quotidien des habitants du 11ème, enthousiastes à la vue de cette mise en poésie du quartier. Une habitante déclare : « Dans la rue, dans Paris, on ne s’attend pas à ça ». Une passante : « On a vraiment besoin de poésie, pas pour survivre, pour vivre ».

Magenta Ephémère: Le projet Magenta Ephémère a été initié en 2005 et 2006 par la ville de Paris à l’occasion de la fin des travaux du boulevard Magenta dans le 10ème arrondissement. Plusieurs artistes ont été invités à investir le boulevard, dont Malte Martin. Celui-ci a proposé une tour de Babel de mots-affiches sur laquelle étaient collés, en grand format, des citations, questions, réflexions ou commentaires relevés dans le quartier, ou de l’artiste lui-même. On pouvait lire par exemple : « mais ce n’est pas normal, monsieur, après cinq ans qu’on ait toujours pas de papier », « dans une ville on n’est jamais perdu ». Chaque semaine, ces affiches ont été remplacées par de nouvelles, donnant lieu alors à un véritable dialogue avec les passants. Après avoir affiché ces posters en couleurs, Malte Martin a finalement choisi le noir et blanc afin de créer une rupture avec les couleurs habituellement utilisées par la publicité.
La stratégie d’intervention dans l’espace urbain de Malte Martin est celle de la « basse tension » : il s’agit de proposer des signes qui « parlent moins fort » que les signes commerciaux et que le mobilier urbain, et de les mettre en scène. Est ainsi créée une véritable scénographie urbaine qui concourt à rendre à nouveau l’espace public. La ville ne s’exprime plus seulement sur le ton de l’autorité ; elle se transforme en un espace de questionnements et d’interrogations où s’affiche la parole des habitants, des citoyens.

TAKALEFAIRE: La deuxième phase de la résidence de graphisme d’agrafmobile avec Malte Martin et Cécile Attagnant propose de brosser un tableau de l’activité citoyenne des habitants de Chaumont à l’horizon du centenaire de la loi de 1901 qui a créé cette liberté pour tous : s’associer pour agir ensemble.

“Faire émerger l’imaginaire de l’activité citoyenne et associative. Notre souhait est d’aller à la rencontre des associations de Chaumont, de ceux qui les font vivre, d’écouter leurs récits, leurs motivations, leurs cheminements, pour inspirer une série d’images-pictogrammes qui composeront la galaxie des ‘engagements associés’ de cette ville. Mais notre envie porte aussi sur les énergies qui émergent, les initiatives qui ne prennent pas encore la forme d’une association, bref les ‘engagements imaginés’, ‘rêvés’, de ceux qui feront bouger la cité demain.
Présence et visibilité dans les quartiers, dans toute la ville.
L’imaginaire des activités citoyennes pourra se déployer dans toute la ville. Toutes les images-pictogrammes créées seront représentées sur la fresque centrale, mais prallèlement des supports décentralisés investiront les quartiers comme les cubes habituels et des cubes illuminés et sonores. Chaque association, chaque citoyen qui a participé à l’élaboration d’une image est invité à aider à la diffusion des supports dans la ville.
Synergie avec la programmation culturelle pendant le festival
Il me semble intéressant voire même passionnant de travailler sur l’interconnection de différentes expressions artistiques et dans le même mouvement, d’offrir de nouvelles possibilités pour découvrir les créateurs et leurs œuvres dans la cité :
Musique&images (projetées ou animées), danse ou théâtre & images (scénographiées) peuvent être des croisements féconds. Dans cet esprit un parcours sonore accompagnera les images installées dans la ville.”

 

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